Femmes riches

DÉCRYPTAGES / FOCUS
 
 
 
 

Parmi elles, Nezha Hayat se distingue dans le top 10. Le palmarès
Elles sont fondatrices, présidentes, CEO ou membres du Conseil d’administration, plusieurs grandes entreprises marocaines et parfois multinationales, occupent, pour nombre d’entre elles, d’importantes fonctions au sein de sociétés ou organismes d’État. Cette année, elles sont 6 Marocaines classées au top 100 des femmes d’affaires arabes les plus influentes. En tête de ce sextuor et à la 9e place du classement figure Nezha Hayat, présidente de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Un rang qui est, à n’en point douter, lié à la fois à l’importante responsabilité qu'elle endosse pour réglementer les marchés financiers du pays et à  son impressionnant CV.
Nezha Hayat est actuellement présidente de l’AMMC. Elle a aussi été la première femme à faire partie du Conseil d'administration d'une banque au Maroc, sans oublier qu’elle est, dans le domaine de la défense des femmes au travail. Elle est également l’une des fondatrices de l'Association des femmes chefs d'entreprises du Maroc (AFEM). Des réalisations qui lui ont valu l’onction de l’État qui lui a décerné le statut d’Officier de l'Ordre du Trône. Si elles ne figurent pas au top 10, les autres Marocaines, retenues dans ce classement, sont bien loin d’être des «poids plumes» en matière d’influence. C’est le cas de Rita Maria Zniber, qui arrive à la 35e place et qui est non seulement DG du Groupe Diana Holding SA et acteur majeur de l’industrie agroalimentaire, mais elle dirige également et siège au Conseil d’administration de plusieurs autres entreprises. À la 36e place, figure Saida karim Lamrani. Là encore, il faut souligner l’ampleur du rôle joué par la personnalité dans le tissu économique et social du pays.
En effet, Sadia Karim Lamrani est à la fois présidente du Conseil de surveillance de Crédit du Maroc et directrice de Safari, basé à Casablanca, un groupe qui possède les concessions BMW et Land Rover, ainsi que des participations dans Crédit du Maroc et dans la fabrication textile.  Miriem Bensalah Chaqroun  occupe, elle,  le 52e rang. Très peu sont en effet les acteurs économiques et sociaux qui ne connaissent pas l’actuelle présidente de la CGEM, depuis 2012. La business woman est, entre autres, administrateur au sein du groupe familial Holmarcom, qui emploie plus de 5.000 personnes. Elle est aussi  directrice de la société les Eaux Minérales d’Oulmès qu’elle transforme en leader de son secteur,  membre du Conseil d’administration de Bank Al-Maghrib, dont elle préside le Comité d’audit ainsi que administrateur de l’Université Al Akhawayn.
Enfin, elle  préside le Conseil euro-méditerranéenne pour la médiation et l’arbitrage (CEMA). Mieux, la spécialiste en finance internationale ajoute à cette envergure ses responsabilités de premier rang au niveau national avec sa désignation, par le roi Mohammed VI, au poste de Commissaire de la Journée de la terre en 2009. Autre figure importante de la vie socioéconomique, Laila Mamou, qui se place au 59e rang. Rappelons que Laila Mamou est non seulement présidente du directoire de Wafasalaf, société de financement dont elle a conduit la transformation en leader incontesté du crédit à la consommation, mais elle est aussi PDG de Injaz Al Maghrib.
Venant enfin en 68e position, Salwa Idrissi Akhannouch affiche un profil tout aussi impressionnant. Rappelons  qu’elle est présidente et fondatrice d'Aksal Group, le leader marocain dans les domaines du retail, du luxe, de centres commerciaux et de grands magasins et qui détient 50% de Morocco Mall, le plus grand centre commercial d’Afrique. La femme d’affaires possède également, via son empire, l’exclusivité au Maroc des marques de mode, comme Zara, Banana Republic, Pull & Bear et Gap GPS, ce qui lui a valu le surnom de «Reine des franchises». Rappelons qu’elle a été lauréate à Cannes au MIPIM Award dans la catégorie du meilleur centre commercial sur le plan architectural en 2012. Notons, pour finir, que les trois premières places du classement sont occupées respectivement par Lubna S. Olayan, de nationalité saoudienne et directrice générale du plus grand conglomérat familial du pays, Olayan Financing. Viennent ensuite Lobna Helal, égyptienne vice-gouverneur de la Banque centrale d’Égypte et l’émiratie Raja Easa Al Gurg, directrice générale du puissant conglomérat Al Gurg Group. 
 
 
 
 

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